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Eva Gonzalès, une artiste libre dans l’ombre des impressionnistes

Le Cercle des actionnaires vous invite à découvrir l’œuvre d’Eva Gonzalès, figure méconnue de la peinture française du XIXᵉ siècle : profitez d'une conférence en ligne et de l'exposition consacrée par le Petit Palais à cette artiste trop longtemps oubliée.

Eva Gonzalès, Le Réveil, 1877 Huile sur toile, 81,1 x 100,1 cm. Kunsthalle Bremen – Der Kunstverein in Bremen, Foto : Lars Lohrisch, Public Domain Mark 1.0

Peintre française du XIXᵉ siècle, Eva Gonzalès (1847-1883) demeure aujourd’hui encore injustement méconnue. Contemporaine de Berthe Morisot et de Mary Cassatt, elle appartient à cette génération de femmes qui ont dû s’imposer dans un monde artistique largement dominé par les hommes.

Élève unique d’Édouard Manet, dont elle fut proche artistiquement, Eva Gonzalès développe pourtant rapidement une écriture personnelle. Sa peinture se distingue par une grande délicatesse, une lumière subtile et une attention particulière portée aux scènes de la vie quotidienne, aux portraits féminins et aux moments intimes.

Issue d’un milieu cultivé, elle bénéficie du soutien de sa famille et de son mari, le graveur Henri Guérard. Mais sa carrière est brutalement interrompue : elle meurt en 1883, à seulement 34 ans, quelques jours après la naissance de son fils.

Longtemps considérée comme une figure secondaire de l’impressionnisme, Eva Gonzalès mérite aujourd’hui d’être redécouverte. Son parcours témoigne à la fois de la modernité de son regard et de la place encore fragile accordée aux femmes artistes au XIXᵉ siècle.

Le Petit Palais consacre à Eva Gonzalès sa toute première grande exposition monographique : "Eva Gonzalès. Parcours d’une artiste libre", du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027. Près d’une centaine d’œuvres - peintures, pastels et estampes - permettent de suivre son parcours et de mesurer l’originalité de son talent.

L’exposition met notamment en lumière les liens artistiques qui l’unirent à Édouard Manet, mais aussi le rôle de sa sœur Jeanne et de son mari Henri Guérard dans son parcours. Des œuvres de Berthe Morisot, Mary Cassatt et Marie Bracquemond viennent également enrichir le propos et replacer son œuvre dans le contexte de la création féminine de son époque.